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Comparatif

Ponderea ou le module inclus dans votre logiciel de soins

Votre dossier résident informatisé contient déjà les grilles AGGIR, et souvent un écran de codage PATHOS. La question revient à chaque démonstration: pourquoi ajouter un outil quand le logiciel de soins est déjà payé. La réponse ne porte pas sur la qualité de ce logiciel, qui reste la bonne source pour le soin quotidien, mais sur ce qu’un module de saisie fait et ne fait pas quand il s’agit de défendre une dotation.

Le comparatif poste par poste

CritèrePondereale module de cotation inclus dans le logiciel de soins déjà en place
PérimètreCotation, conversion tarifaire et preuve, rien d’autreUn module parmi vingt, priorisé après le plan de soins et la facturation
Conversion en eurosDotation soins et forfait dépendance calculés avec vos deux valeurs de pointDes points affichés, rarement des euros
Suivi de la dériveGMP et PMP vivants à la date du jour, courbe d’écart en eurosPhotographie à la date de la dernière coupe saisie
ContrôlesQuarante et une règles croisées, alertes classées par montant en jeuContrôles de saisie, pas de contrôle de cohérence tarifaire
Registre des preuvesPièce attendue, responsable, échéance, avancement par unité de vieLes pièces existent au dossier, sans lien avec la ligne de cotation
Simulation de scénariosCoupe en l’état, coupe documentée, hypothèse de section uniqueAucune simulation tarifaire
Lecture financièreEuros par an, euros par place, cumul sur la durée du CPOMIndicateurs d’activité, sans lecture EPRD
Dossier de validationDocument paginé remis aux deux médecins validateursExtractions à recomposer avant la visite
Rôle au quotidienConsulté à la revue mensuelle et avant la coupeOuvert toute la journée par les équipes de soin
Reprise des donnéesImport tableur des grilles déjà saisies chez vousReste la source du dossier de soins et des transmissions

Saisir une cotation et défendre une dotation sont deux métiers

Un dossier résident informatisé est conçu pour le soin: plan de soins, transmissions, traçabilité des actes, circuit du médicament. La cotation AGGIR y figure parce qu’elle sert aussi à organiser la charge de travail, et c’est très bien ainsi. Mais l’écran de saisie répond à une logique de dossier individuel, pas à une logique d’indicateur d’établissement converti en recette. Ce sont deux usages du même chiffre, et le second n’a jamais été la priorité de la feuille de route de l’éditeur.

La conséquence se voit sur ce qui est affiché. Un module de saisie montre le GIR d’un résident, parfois le GMP de l’établissement. Il montre très rarement le GMPS, presque jamais la dotation soins correspondante avec la valeur du point de votre département, et jamais l’écart entre la situation tarifée et la situation réellement documentable. Or c’est précisément ce chiffre là qui permet de décider où passer les heures de préparation disponibles.

Le module connaît le résident, pas votre notification tarifaire

Pour convertir des points en euros, il faut trois éléments extérieurs au dossier de soins: la capacité autorisée retenue au calcul, la valeur du point soins de votre établissement et la valeur du point GIR arrêtée par votre conseil départemental. Ces trois données vivent dans la notification tarifaire et dans l’arrêté départemental, pas dans le logiciel de soin. Sans elles, le module ne peut afficher que des points, ce qui explique qu’il en reste là dans presque tous les établissements que nous visitons.

S’y ajoute la mémoire des coupes précédentes. Défendre une évolution de cotation suppose de comparer la grille d’aujourd’hui à celle validée à la coupe précédente et d’expliquer l’écart. Le dossier de soins conserve l’état courant et son historique clinique, rarement les deux GMP et PMP validés avec leurs dates de notification. Ce rapprochement est pourtant la première chose qu’un médecin validateur demande quand une cotation a bougé dans le bon sens.

Deux outils, un seul flux de données

L’idée n’est pas de saisir deux fois. Les grilles AGGIR et les codages PATHOS déjà présents dans votre logiciel s’importent depuis un export tableur, avec les deux dernières coupes validées, en quatre heures en moyenne pour un établissement de 60 à 120 places. Le dossier de soins reste la source des transmissions et des protocoles: c’est lui qui fournit la matière probatoire que le registre des pièces vient réclamer, résident par résident et service par service.

Le partage des rôles se lit facilement dans l’organisation. Les équipes de soin travaillent dans le logiciel toute la journée, sans rien changer à leurs habitudes. La direction et le médecin coordonnateur ouvrent l’outil de suivi une fois par mois, pour le relevé des mouvements et la revue des alertes, puis avant la coupe pour éditer le dossier. Deux usages, deux rythmes, et aucune double saisie quotidienne à imposer aux soignants.

Quand l’alternative reste le bon choix

Si votre module calcule déjà le GMPS, le convertit en dotation soins avec la valeur du point de votre département et tient un registre de pièces rattaché à chaque ligne de cotation, n’ajoutez rien: vous avez déjà l’essentiel. Attendez également si votre établissement change de logiciel de soins cette année, car deux chantiers simultanés se terminent mal. Et si personne n’a le temps de tenir un relevé mensuel, un outil supplémentaire ne créera pas cette disponibilité.

Le verdict

Le logiciel de soins reste la source du dossier résident et des preuves, il n’y a rien à lui retirer. Ce qui lui manque n’est pas une fonction, c’est un point de vue: la conversion des points en euros avec vos valeurs locales, la mesure de la dérive mois après mois, et un dossier de coupe présentable aux deux médecins validateurs. Les deux outils cohabitent sans se marcher dessus, avec un import tableur pour seul point de contact.

Questions frequentes

Faut il ressaisir toutes les grilles?
Non. L’import se fait depuis un export tableur de votre logiciel, avec les grilles AGGIR, les codages PATHOS et les GMP et PMP des deux dernières coupes validées. Comptez quatre heures en moyenne pour un établissement de 60 à 120 places. En l’absence d’export exploitable, la saisie assistée variable par variable représente environ deux journées étalées sur deux semaines, ou peut être confiée à la mission de préparation.
Les soignants doivent ils apprendre un nouvel outil?
Non, et c’est un principe d’organisation. Les équipes de soin continuent de travailler uniquement dans le dossier résident informatisé. L’outil de suivi est ouvert par la direction et le médecin coordonnateur, une fois par mois pour le relevé des mouvements et la revue des alertes, puis avant la visite pour éditer le dossier de coupe. Les comptes sont distincts, avec des droits en lecture ou en écriture.
Et la saisie officielle dans GALAAD?
Elle reste inchangée. GALAAD demeure l’outil public de saisie et de transmission des coupes, et la validation s’effectue dans ce cadre. Le dossier paginé produit avant la visite vient en complément de cette saisie: il porte la synthèse tarifaire, le détail par résident, les preuves rattachées et le journal des modifications, dans un format que les deux médecins validateurs peuvent consulter pendant la séance.

Ponderea ou le module inclus dans votre logiciel de soins

Le logiciel de soins reste la source du dossier résident et des preuves, il n’y a rien à lui retirer. Ce qui lui manque n’est pas une fonction, c’est un point de vue: la conversion des points en euros avec vos valeurs locales, la mesure de la dérive mois après mois, et un dossier de coupe présentable aux deux médecins validateurs. Les deux outils cohabitent sans se marcher dessus, avec un import tableur pour seul point de contact.